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Nabatele

  • Lieu: Arsenale Nord, Bacini di Carenaggio (Venise, Italie)
  • Admission: Entrée libre

La présentation publique de Nabatele est terminée.

Découvrez l’histoire des synagogues en Italie, à Montréal et dans l’ancienne Zone de résidence en faisant défiler la page jusqu’à la section « Histoires de synagogues » ci-dessous.

Nabatele est une installation en plein air réalisée par l’architecte et artiste Anna Kamyshan. Posée sur un rocher imposant flottant au-dessus de la lagune de Venise, une synagogue se détache dans le ciel, exposée aux forces atmosphériques. Plutôt que de s’ancrer dans le sol, elle occupe l’espace aérien, en interaction constante avec son environnement. L’œuvre rappelle *Le Château des Pyrénées* de René Magritte : un rocher lévitant au-dessus de la mer, couronné d’un château, souvent interprété comme un espoir sans ancrage.
 
En réponse à l’incertitude mondiale contemporaine marquée par les conflits et les déplacements de population, Nabatele présente le refuge comme provisoire plutôt que sûr. Son état de suspension, sans racines mais stable, est soutenu par une lueur intérieure constante qui rappelle le Ner Tamid, la lumière éternelle de la synagogue, reflétant l’identité complexe de l’artiste, à la fois ukrainienne, d’origine juive et russe.
 
Le diminutif yiddish -ele adoucit « nabat » – un mot issu à la fois des langues slaves et sémitiques – le faisant passer d’un avertissement à une présence discrète. Faisant référence aux synagogues en bois disparues des shtetls d’Europe de l’Est et à la notion non territoriale du Yiddishland, l’œuvre évoque la continuité par la mémoire et la transmission plutôt que par le territoire. En dialogue avec l’histoire du Ghetto de Venise, Nabatele n’est ni un monument ni un mémorial, mais une présence douce qui porte en elle un sentiment d’appartenance non résolu sans revendiquer la permanence.
 
– Yevgeniy Fiks et Maria Veits (commissaires)

Visitez le site web de Nabatele.

« Nabatele » est une installation en plein air de grande envergure réalisée par l’artiste et architecte londonienne Anna Kamyshan. Posée sur un rocher imposant flottant au-dessus de la lagune de Venise, une synagogue semble surgir dans le ciel, exposée aux forces atmosphériques. Plutôt que de s’ancrer dans la terre, elle occupe l’espace aérien, en interaction constante avec son environnement. L’œuvre rappelle *Le Château des Pyrénées* de René Magritte : un rocher lévitant au-dessus de la mer, surmonté d’un château, souvent interprété comme un symbole d’espoir sans ancrage.

En réponse à l’incertitude mondiale actuelle, marquée par les conflits et les déplacements de populations, Nabatele conçoit le refuge comme un lieu provisoire plutôt que sûr. Son état de suspension, à la fois déraciné et stable, est soutenu par une lueur intérieure constante qui rappelle la Ner Tamid, la lumière éternelle de la synagogue, reflétant ainsi l’identité complexe de l’artiste, à la fois ukrainienne, juive et russe.

Le diminutif yiddish -ele adoucit « nabat » – un mot présent à la fois dans les langues slaves et sémitiques – le faisant passer d’un avertissement à une présence discrète. Faisant référence aux synagogues en bois disparues des shtetls d’Europe de l’Est et à la notion non territoriale du Yiddishland, l’œuvre évoque la continuité à travers la mémoire et la transmission plutôt que par le biais du territoire. En dialogue avec l’histoire du ghetto de Venise, Nabatele n’est ni un monument ni un mémorial, mais une présence douce qui porte en elle un sentiment d’appartenance non résolu sans revendiquer la permanence.

– Yevgeniy Fiks & Maria Veits (Pavillon Yiddishland)

En savoir plus sur Nabatele.

Récits de synagogues est une ressource en ligne qui vient compléter le partenariat de MJM dans le cadre du projet Nabatele.

En mettant en lumière les synagogues d’hier et d’aujourd’hui à Montréal, en Italie et dans l’ancienne Zone de résidence (actuellement la Pologne, l’Ukraine et la Lituanie), les lecteurs reconnaîtront certains aspects de Nabatele à travers des références architecturales et la vie qui pouvait s’y dérouler.

Couvrant la géographie, la tradition et le temps, ces synagogues se révèlent être bien plus que de simples lieux de culte. Ce sont également des lieux de mémoire collective, de résilience et d’appartenance. Pour les synagogues qui n’existent plus, l’héritage de leurs fidèles devient leur Ner Tamid ultime – la lumière éternelle – que l’on retrouve sous la forme d’une lampe qui brûle en permanence dans toutes les synagogues.

En collaboration avec

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